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Taz̲kār-i dīvān-i humāyūn-i ʻala, yā, Vizārat-i Māliyah dar pīrāmūn-i dāstān-i tārīkhī-i istīfā-i mamālik-i maḥrūsah · pages 1–29


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Scanned page 10 of Taz̲kār-i dīvān-i humāyūn-i ʻala, yā, Vizārat-i Māliyah dar pīrāmūn-i dāstān-i tārīkhī-i istīfā-i mamālik-i maḥrūsah

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- 5 - Ce petit texte est precieux pour nous donner l'ambiance du foyer où naquit Ansari. Passons sur l'erreur de la date rapportee par Djami; et il est facile de la rectifier d'après d'autres documents et de lire 396 au lieu de 376. Retenons seulement que le père d'Ansari un soufi, qui pensait même renoncer au mariage pour reserver à Dieu seul tout son amour. Il fit certainement règner dans son foyer cette vie de piete profonde qu'il avait connue à Balkh. Un jour, il devait d'ailleurs fermer sa boutique et, abandonnat les siens, retourner près du cherif pour y finir sa vie. Ansari reonnalt lui-même l'influence exercee sur lui par son père. L'exemple et les conseils de ce dernier lui profitèrent plus enocore que l'enseignement de tous les maîtres qu'il devait frequenter par la suite, Notons aussi l'exqui- se sensibilite dont il ne se departira jamais, malgre les vilolences d'un temperament de feu. Même aux epoques de lutte opiniâtre au service de sa foi, il demeurera l'enfant du printemps, aimant les fleure et les parfums champêtres. Suivons maintenant sa croissance, en commençant par ses pre- miers pas hors du foyer paternel: "On me mit d'abord dans une ecole de femme. On trouve que cela avait des inconvenients. A l'âge de quatre ans, on m'envoya done à l'ecole de Mâlini. A neuf ans, j'ecrivais dejà sous lea dictee du Qadi Abà Mançour et de Djâroudi. J'avais quatorze ans lorsqu'on me fit prendre place dans les assemblees. J'allais alors à l'ecole d'un maître de belles-lettres, et composais les vers de telle manière que les autres en devinrent jaloux de moi." Les parents du petit Abdullah ont vite fait de reconnaître en lui un enfant prodige, doue notamment d'une memoire extra- ordinaire. Très jeune, il etudie et ses succès ont deux conseq- uences qui se manifesteront toute sa vie durant: d'une part on admire ses talents et les adultes traitent avec lui d'egal à egal; d'autre part, il s'attire la jalousie de compagnons moins doues ou moins assidus au travil. Car l'enfant est un travailleur inlassable, temoin ce souvenir touchant: "Le soir, quand j'ecrivais les traditions du Prophète à la lumière d'un flambeau, je n'avais même pas le temps de manger.

Roughly two thirds of characters agree with a modern printed edition of the same text. Much of the disagreement is editorial, not misreading. Treat the transcription as a finding aid and read the page image before quoting. How this was measured.


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Taz̲kār-i dīvān-i humāyūn-i ʻala, yā, Vizārat-i Māliyah dar pīrāmūn-i dāstān-i tārīkhī-i istīfā-i mamālik-i maḥrūsah, page 10. Afghanistan Digital Library, New York University Libraries. Machine-transcribed text: Afghan Press Archive, https://afghanpress.org/book/adl0974/10 (accessed [date]).
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