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Taz̲kār-i dīvān-i humāyūn-i ʻala, yā, Vizārat-i Māliyah dar pīrāmūn-i dāstān-i tārīkhī-i istīfā-i mamālik-i maḥrūsah · pages 1–29


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- 6 - Ma mère coupait alors le pain en petits morceaux et me les mettait dans la bouche; sans que j'aie à cesser d'ecrire." L'ecole ne pouvait convenir longtemps à un adolescent si precoce. A quatorze ans, nous le retrouvons aux pieds de Yahyà b. Ammâr dont il suit avec passion l'explication du Coran. Au grand etonnement de tous le maitre le designe à l'avance comme son futur successeur. C'est egalement à cette epoque que le jeune homme ecoute les leçons de Mohammed Taqi Sidjistani dont l'enseignement devait faire de lui l'un des champions du Hanbalisme. Après la mort de ce maitre, qu'il cherissait entre tous, il decide de quitter Herat afin de poursuivre ses etudes dans les grands centres intellectuels et religieux de Khorasan. En 417, nous le trouvons à Nishapour, puis à Touss et à Bistam. Son desir de s'instruire ne fait que croitre avec l'âge. S'agirait-il simplement d'une curiosite intellec- tuelle exceptionnellement developpee, sans lien avec la formation de piete simple reçue à la maison paternelle? Certainemet pas. Notons en effet que toute l'attention du jeune Abdullah se conc- entre sur les sciences religieuses, Coran, Hadith, Fiqh. Il n'eprouve aucun interêt pour la philososophhie et les sciences naturelles L'etude est avant tout pour lui le moyen d'approfondir sa foi et d'apprendre à y conformer sa vie. Il ne conçoit pas l'idee de pouvoir utiliser ses talents autrement qu'au service de Dieu, et son avidite du savoir est à la mesure de son amour. Le souvenir emu de son père devait cependant lui poser un problème. Il avait ecoute les maîtres les plus celèbres, il connaissait par coeur des milliers de hadith, et bientôt il allait enseigner à son tour. Neanmoins rien n'n'approchait de ce qu'Abou Mansour lui avait donne: ce sens profond de Dieu sans lequel tant de science accumulee eut ete vaine. Une rencontre decisive devait lui en donner conscience et l'orienter definitivement vers la voie des soufis. Laissons-lui le soin de nous la raconter lui-même : "J'avais resolu d'accomplir le Pèlerinage. Je m'en vins à Ray, mais, cette annee-là, la caravane ne partit pas, faute de charge suffi- sante. Au retour, il m'arriva de rencontrer Khârçâni. Dès qu'il m'aperçut, il s'ecria: "Entre chez moi, ô toi que je desi-

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Taz̲kār-i dīvān-i humāyūn-i ʻala, yā, Vizārat-i Māliyah dar pīrāmūn-i dāstān-i tārīkhī-i istīfā-i mamālik-i maḥrūsah, page 11. Afghanistan Digital Library, New York University Libraries. Machine-transcribed text: Afghan Press Archive, https://afghanpress.org/book/adl0974/11 (accessed [date]).
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